Sondage VIN

La participation doit être volontaire et spontanée, assurez vous d'avoir répondu à toutes les questions avant de valider votre participation, Merci cliquez :
http://www.labivin-service.fr/comment-consommez-vous-le-vin.html

Si vous connaissez d'autres consommateurs de vins,
Faites passer l'info ! 
Le sondage comporte 50 questions, il dure environ 15 minutes en prenant son temps.
En ligne pour une durée indéterminée.

Le 1er sondage a été saboté, lire :
http://labivin.over-blog.com/pages/Coup_de_gueule__Sabotage_du_sondage_-426775.html
Lien du 1er sondage pour lire les résultats:  http://www.labivin-service.fr/etude_vins.html

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  • : 05/02/2008
  • : Emilie, Sommelière à votre service
  • : Jeune Sommelière soucieuse de la situation du Vin en France, je me pose de nombreuses questions dont je souhaite débattre avec vous afin de trouver des réponses... Grâce au blog, j'espère me rapprocher de tous les acteurs du vin, que ce soit les consommateurs amateurs ou experts, les vignerons et professionnels du vin...
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Critique par Lisabuzz

Lisabuzz.com parle de Labivin, une sommeliere a votre service : En parcourant Labivin, une sommeliere a votre service, on ressent comme un emerveillement, une pleinitude qui ne pourrait être comparée qu à celle de Champollion lorsqu il déchiffra les hieroglyphes egyptiens pour la première fois : Tout à coup, un nouvel univers se découvre, un univers signé Emisommeliere, tout en méandres exaltants et en posts uniques et précieux. A coup sûr, Labivin, une sommeliere a votre service figurera, dans 1000 ans, au musée du web. signé http://blog.lisabuzz.com

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Mercredi 14 mai 2008

Je trouve cette question intéressante, mais la réponse me dérange quelque peu.



La réponse exacte est :
Le Muscat est un cépage, soit une variété de raisins. Cette variété est composé de multiples espèces, blancs, rouges, cépages de cuve ou cépages de table, vitis vinifera ou hybrides...
voir le tableau en fin d'article.

Aussi, dire que le Muscat est un vin doux naturel signifie que ce ne peut être qu'un vin doux naturel. Hors, le Muscat est un cépage qui peut être utilisé à différentes fins, soit faire du vin en effet mais pas seulement, doux .Ce peut être un vin sec, demi-sec, moelleux naturellement... Ce peut être également un muscat de table, c'est à dire produit pour être consommé comme fruit...

Pour découvrir toutes les infos et les vins issus du cépage Muscat, consultez l' article : "Les vins blancs commercialisés sous leur nom de cépage" et la rubrique "Vins doux...".

Dans l'article de Femme actuelle, il manque l'appellation Muscat de Mireval (VDN), donc ils sont sept.
D'autre part ces vins sont agréables jeunes, mais ils ont un énorme potentiel de garde, aussi pour les amateurs de vieux millésimes, ce peut être une excellente expérience à faire, conserver un Vin Doux Naturel.
Ensuite, comme je l'ai déjà dit, je vous déconseille vivement de consommer ce style de vin en apéritif, ce sera le meilleur moyen pour vous de ne plus rien sentir de tout votre repas par la suite. En dessert passe encore, mais sucré plus sucré c'est assez ecoeurant je trouve, donc je vous le recommande en digestif.

Par contre, Le Domaine Antoine Arena, en Corse, est un domaine très réputé et apprécié, ces rouges ne sont pas en reste sur l'appellation Patrimonio. Un joli domaine à découvrir, cutivé en Biodynamie.

Voici quelques photos des différents cépages Muscat, en sachant qu'il en existe de nombreux autres.
Si vous souhaitez tous savoir sur le Muscat de manière plus technique voici un lien sur le site Muscats du Monde : http://www.muscats-du-monde.com/Pages/Fr/InfoMuscat/InfoMuscat.fr.html#MuscatsFrancais


 Muscat Ottonel ou d'Alsace

 Muscat Rosé

 Muscat Romain ou d'Alexandrie

 Muscat à petits grains

 Muscat de Hambourg

 Moscatel

 Muscat bleu

 

 

 

 

 

 


Bonne fin de journée à Tous...
par Emisommeliere publié dans : Vu dans la Presse... communauté : Liaisons Oenophiles
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Samedi 10 mai 2008


La belle au bois dormant sort lentement de sa période de dormance (de fin novembre à mars). Les températures augmentent et permettent à la sève de monter pour circuler dans la vigne, lentement, elle s’éveille.



C’est le débourrement, en mars les bourgeons apparaissent, et lorsque la sève coule des plaies de la taille, on dit que la vigne « pleure ». Le vigneron prépare les désherbages, labourages, épandages d’engrais, et traitements des parcelles…

 


En Avril, on procède au décavaillonnage, qui consiste à faire de la place aux ceps, afin que la plante grandisse dans les meilleures conditions, les températures se réchauffent encore un peu plus et les feuilles se développent, c’est la feuillaison.

 



L’étape qui suit la feuillaison, est la floraison en mai, c'est-à-dire que les fleurs naissent.



Puis les fleurs s’épanouissent en juin, les dangers à ce moment là, sont le risque qu’il y ait trop de vent ou trop de pluies, entraînant trop de pollen qui peut induire des fécondations imparfaites, c’est ce que l’on appelle le millerandage, les grains seront irréguliers et de mauvaise qualité, soit un avortement du fruit, appelé coulure.



En juillet, lesgrains de raisins se forment et grossissent, ils  sont encore verts, cette période est la nouaison, elle dure de 50 à 60 jours.

 

En août, la grappe se colore, la densité de sucre augmente dans les grains, c’est la véraison.

Dans le cas où les grappes manqueraient de maturité, on peut pratiquer l’effeuillage, dégager certaines feuilles pour faire place à plus de soleil sur les grappes.


La croissance du raisin atteint son apogée en septembre, les vendanges peuvent commencer.

En octobre, les vendanges (tardives) se poursuivent pour les parcelles réservées aux vins moelleux naturellement doux, les raisins sont sur-maturés, déshydratés, desséchés et peuvent avoir développé la pourriture noble (Botrytis cinerea).


Il est possible en novembre qu’il y ait encore des vendanges tardives, dans certaines régions comme en Alsace, pour vinifier des vins en sélection de grains nobles, ou des vins de glace, c'est-à-dire que les raisins sont vendangés gelés sur la vigne et pressurés gelés.

La vigne dont les feuilles ont roussi, se dépouille au fil de l’automne. C’est la fin du cycle végétatif de la vigne, avec l’arrivée de l’hiver, la vigne se prépare a rentré en période de dormance.
Le vigneron  laboure, arrache les vieux ceps, il apporte les soins nécessaires à la vigne afin qu’elle résiste à l’hiver.

Décembre, l’hiver est manifeste, la vigne sommeille, le vigneron rentre en période de taille sauf quand il gèle, la sève redescend dans les racines….

 Bon week end à Tous !

 

par Emisommeliere publié dans : Infos, autour du vin... communauté : Liaisons Oenophiles
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Mardi 6 mai 2008




Pour suivre à l’article « quelles est l’origine du goût de bouchon », je souhaitais vous rassurer un petit peu concernant les différents bouchons existants aujourd’hui.

 

De nos jours, ne laissant pas la nature se régénérer à son rythme, nous avons détruit plusieurs  forêts de chênes françaises. Nous replantons, mais l’époque des chênes centenaires est révolue. Aussi, les chênes sont abattus plus jeunes qu’auparavant, et la qualité du liège s’est légèrement détériorée. C’est pourquoi, le volume de bouchons de liège français ayant diminué, il a fallu trouver des solutions pour palier à cette contrainte.

 

L’importation fût la première étape, puisque la majorité des bouchons en liège, des vins français, proviennent du Portugal. Mais le Portugal fournit l’Europe principalement, et il ne peut assumer toute la production.

 

C’est pourquoi, depuis quelques années sont apparus les bouchons en polymère et les capsules à vis.  

 

Nous avons été nombreux à nous questionner sur les conséquences de ces nouveaux modes de bouchage.

 

Comme je vous en ai fait part dans l’article : « Cave à vins, pour ou contre les vins de garde », il existe de moins en moins de vins de garde, et quand bien même, nous ne les gardons plus…


Hors, le bouchon en liège est le seul qui laisse filtrer l’air, afin que le vin puisse respirer lors de son évolution naturelle en bouteille. A titre informatif, les grandes maisons viticoles, qui conservent dans leur cave de très vieux millésimes, changent les bouchons en moyenne tous les 20 ans. Il faut savoir que le vin pendant ces 20 années, s’est légèrement évaporé, et qu’il y a par conséquent une petite perte du volume en bouteille.  Aussi, il profite de cette opération de renouvellement de bouchons pour re-remplir les bouteilles, avec le même vin, bien évidemment.


Donc, le bouchon en liège n’ayant d’intérêt que dans le cas que je viens de vous présenter, il n’y a pas de soucis à se faire, pour les vins qui sont consommés dans leur jeunesse et qui sont bouchés par des bouchons en polymère ou avec des capsules à vis.
Nous pouvons faire confiance aux vignerons, ceux qui produisent des vins de qualité utilisent des bouchons en liège.

 

Bonne fin de journée à Tous !

 

par Emisommeliere publié dans : Infos, autour du vin... communauté : Liaisons Oenophiles
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Samedi 3 mai 2008

 
Il est désagréable bien évidemment d’ouvrir une bouteille et de s’apercevoir qu’elle est bouchonnée.

Mais à quoi cela est ce dû ?

On pourrait penser que c’est parce que les bouchons sont de mauvaise qualité, ou parce qu’on a ajouté un produit chimique qui interagit sur le vin…

Mais non, ce n’est rien de tout cela.
 


Autrefois, un champignon en particulier, l’armillarellia mellea, qui poussait au pied des chênes, pouvaient les contaminer. On supposait qu’ils étaient les responsables, de l’odeur putride du vin, ainsi que du goût de bouchon.

 


Aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait deux sources d’explications à ce phénomène.

 

A priori, de nombreux composés biologiques naturels, dont je vous épargnerai la liste de noms techniques, ont été identifiés et peuvent contribuer au goût de bouchon.  

 

L’autre explication, qui est la plus connue,  a pour origine les maladies du liège.

Il existe diverses espèces de champignons microscopiques du liège, qui ont l’occasion de développer des moisissures blanchâtre à saumonée sur les plaques de liège, lors de la maturation des bouchons, après étuvage dans l’eau chaude.

Leur développement permettrait au composé 2, 4, 6 Trichlorophénol, d’être transformé en 2, 4, 6, Trichloroanisol. Et c’est ce dernier qui est le responsable du goût de bouchon.


Pour la petite histoire, dont je ne garantie pas l'exactitude, il y a très longtemps, on faisiat bouillir les bouchons de liège dans du cognac, et apparemment cela tuait tous parasites et microbes, mais c'était très couteux...


Désormais, vous savez à quoi est dû le goût de bouchon, et vous avez enfin les moyens de comprendre, que personne n'en est responsable, si ce n'est la nature.

De nombreux traitements, ou procédures existent pour lutter contre les composés toxiques du liège, mais leur efficacité reste encore limitée...

à bientôt...

par Emisommeliere publié dans : Le pourquoi du comment... communauté : Liaisons Oenophiles
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Mercredi 30 avril 2008


Aujourd’hui comment se constituer une cave à vins en sachant que les vins ne se gardent plus ?


Avant, la règle était simple, les vins étaient imbuvables dans leur jeunesse donc avoir une cave de conservation et oublier les bouteilles quelques années se faisaient naturellement. Il n’y avait pas particulièrement de prise de risques puisque la majeure partie des vins rentraient dans cette catégorie.

Puis l’évolution a fait son œuvre, et petit à petit, les vins imbuvables dans leur jeunesse, furent de plus en plus tôt accessibles à la consommation, parce que les intermédiaires du vin ne pouvaient immobiliser trop longtemps les bouteilles, avant de les proposer à la consommation. Cela leur coutait très cher, et cela pouvait fragiliser très sérieusement leur entreprise.

Les distributeurs de vins, quels qu’ils soient, ont eu envie comme dans n’importe quel secteur d’activité de profiter de la gestion des stocks en flux tendu.
Avant, cela n’existait pas donc on faisait comme on pouvait, avec les contraintes inhérentes à l’époque.
Mais à partir du moment, où les distributeurs refusèrent de stocker de manière automatique, et pour une certaine durée les vins, les vignerons se retrouvèrent avec des surplus de stocks qu’ils ne pouvaient assumer, pour la survie de leur domaine. C’est pourquoi les vignerons, ne pouvant conserver plusieurs millésimes pendant de longues périodes, se mirent à fabriquer des vins à consommer plus jeunes, plus prêts à boire, plus accessibles aux consommateurs, dans le but d’écouler rapidement la totalité de leurs stocks.


Ces vins n’ayant plus besoin d’être conservés aussi longtemps qu’avant, répondaient à la demande des intermédiaires du vin.

Un vin qui est manipulé par la main de l’homme pour être bu plus tôt, manquera par conséquent des éléments, de la structure lui permettant de durer dans le temps. S’il n’a plus ce qu’il faut pour vieillir, ce n’est plus un vin de garde.

Et oui tout le problème était là, c’est que les vins de gardes étaient imbuvables dans leur jeunesse, mais ce n’est pas pour cela que ce n’était pas un vin qualitatif, bien au contraire, ce sont les vins qui nous offraient le plus de complexité, de finesse, de subtilité, d’émotions… à condition de les attendre.


Les intermédiaires en proposant des vins trop jeunes à boire, ont créé l’ignorance des gens. Il est évident que l’on ne peut pas apprécier un vin imbuvable sans savoir pourquoi il est imbuvable. L’est il parce qu’il est mauvais ou l’est il parce que nous manquons de compréhension. Si on vous présentait ce même vin à son apogée, peut être vous aurait on donné les moyens de comprendre pourquoi les vins de garde ont un intérêt certain. Ils nous offrent des expériences uniques, et les vins jeunes ne nous offrent rien bien souvent. On leur a tout enlevé jusqu'à leur âme, pour que l’on puisse les consommer jeune.



Alors avant la difficulté était de trouver des vins prêts à boire, aujourd’hui c’est l’inverse où trouver des vins de garde, et si on ne les trouve pas, comment se constituer une cave.


Avant un vin de garde c’était au minimum 20 ans d'attente jusqu'à 70 voire 80 ans, aujourd’hui pour les vins que l’on garde plus de 10 ans, on prend des risques, je vous l’assure. De nombreux vins autrefois très structurés, se fondent en 6 ou 8 ans, donc après cette durée, ils déclinent… Alors on attend les vins moins longtemps, je suis d’accord, mais on a moins de plaisir et d’émotions aussi. Les vins aujourd’hui sont si fades, si tristes…


Je vous dis ça parce que j’ai eu l’occasion de goûter des vins d’avant 1930, qui m’ont chamboulé, que j’ai trouvé extraordinaire, que je n’aurai même pas soupçonné…Et je sais que ce genre d’expérience n’est pas possible pour tout le monde, mais une fois que l’on sait que ce genre de moment peut exister grâce au vin, je vous promets, que l’on ne rêve plus que de cela, que l’on ne peut envisager la vie sans refaire ce genre d’expérience, parce qu’on a la sensation d’avoir touché à une partie du divin…


Les vins qui ont vieilli donnent tellement plus que les vins standardisés, ou technologiques d’aujourd’hui, que je me dis : si les gens savaient, ils ne consommeraient pas ainsi, ils ne tuerait pas le savoir, et le vin français, parce qu’ils soutiendraient les vignerons pour conserver un minimum de tradition.

Avant de faire ces expériences, j'étais comme vous, je voulais des vins prêts à boire, et du jour où j'ai compris pourquoi certains vins ne me plaisaient pas et que ce n'étaient pas dû à des défauts mais à un autre but de consommation tout simplement, et bien cela a changé ma vision du vin.

C'est une peu pareil que d'acheter un pull, préférons nous nous acheter 3 pulls de mauvaise qualité, made in china, mais que l'on a immédiatement en notre possession, ou préférons nous économiser quelques mois pour nous acheter un pull en cachemire fabriqué en France qui durera très longtemps ? Je pense que vous m'avez compris je ne vais pas vous donner dix milles exemples...

Les vins de garde c'étaient l'excellence, mais on en trouve plus parce que personne ne veut les attendre...
Nous perdons notre savoir, puisque si personne continue de faire ces expériences, personnes ne les partagera avec son prochain, et la communauté oubliera petit à petit qu'il existait d'autres choses.
Pourquoi ne pourrait il pas y avoir de la place pour tous ?

En tout cas pour ceux qui ont une cave, j'espère que vous la suivez très régulièrement, parce que oublier des bouteilles avant, n'était pas grave, de nombreuses bouteilles pouvaient nous surprendre agréablement, aujourd'hui l'évolution des vins est si rapide qu'on peut vite louper l'apogée. Après quoi, nous serons déçus, d'avoir investi et attendu, pour un tel résultat.

J'espère n'avoir choqué personne, c'est important d'avoir conscience de l'évolution des vins, parce que le vin est vivant, enfin il l'était, désormais cette notion se discute....

J'aimerai que vous sachiez qu'il n'y a pas de règles, un grand domaine ou un petit domaine ne garantit rien d'un point de vue global, il faut connaître au cas par cas.

Aujourd'hui un des rares domaines, dont les vins blancs et rouges se conservent assez bien, mais il faut se faire conseiller parce que toute leur gamme ne rentre pas dans la catégorie des vins de garde, c'est le domaine Bouchard Père et Fils : http://www.bouchard-pereetfils.com/
En rouge, j'aime beaucoup leur Beaune 1er Cru les Grèves,  "les vignes de l'enfant de Jésus"...

 

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Vendredi 25 avril 2008


Nous sommes nombreux à porter de l’intérêt aux vins, mais le sommes nous tout autant concernant le matériel à utiliser, et plus particulièrement la verrerie ?


Savoir quel matériel utilisé est aussi difficile que de savoir quel vin consommer…

Je vous avouerai que le professionnel est confronté aux mêmes questions que vous, particuliers, alors grâce à ses connaissances l’hésitation est sans doute moindre, mais il n’en demeure pas moins que parfois il subsiste, et seulement après coup nous saurons, si le choix était le bon ou non, d’où l’importance de bien connaître ses vins.
Connaître ses vins, c’est comme connaître une personne, c’est savoir comment il est né, pourquoi il correspond à ce résultat, pourquoi nous en avons tel perception, à quelle vitesse il grandit, quels sont ses cycles d’évolution, c’est l’observer, l’écouter et le comprendre. C’est pourquoi connaître les vins est un éternel apprentissage, puisque que cela demande du temps, de l’expérience, de l’investissement, de la passion au minimum… Il faut les sentir, les ressentir, les imaginer…

Alors, une fois que vous atteint cette sensibilité, le travail ne serait pas complet, abouti, si vous ne poursuiviez pas votre chemin initiatique, en vous intéressant à la verrerie.

Vous avez conscience du vin, alors vous avez conscience de l’importance de le présenter dans l’écrin adapté. Ne pas oublier que le vin est un produit vivant, vivant en bouteille mais également une fois ouvert. Nous savons que l’oxygénation à des conséquences sur le produit et que suivant les manipulations effectuées (conservation, variation de température, transport, carafage, décantage…), avant et pendant, que le vin peut réagir positivement ou négativement.

Je suppose que certains d’entre vous ont différents verres, un pour les effervescents, un pour les Bordeaux, un pour les Bourgognes, un pour les apéritifs, un pour les digestifs… Bref, la liste est longue, et contrairement à ce qui se fait, ces règles ne fonctionnent absolument pas.

Je m’excuse, si j’en déçois quelques uns, mais avoir conscience du vin, c’est avoir conscience, que la signification du verre à un lien avec la structure du vin et non avec sa région, sa couleur, ou l’heure à laquelle on le consomme.

C’est pourquoi, il est très difficile de choisir un verre pour un vin, puisque si l’on ne perçoit pas la structure, le squelette d’un vin, on ne peut pas savoir quel verre est adapté, sans oublier qu’il faut également comprendre la séquence de diffusion du vin dans un verre.

Le verre est important puisqu’il interagit sur nos sens.

Lorsque l’on analyse un vin lors d’une dégustation professionnelle, le verre est très important puisque s’il modifie le produit, nous n’en aurons pas la perception la plus juste qu’il soit.

Déjà que nous ne savons pas tous ajuster notre jugement en fonction de nos goûts, mais si en plus le produit semble être ce qu’il n’est pas, je peux vous dire que cela devient vraiment compliqué. Donc bien percevoir le produit, c’est avoir la chance de l’apprécier avec plus de justesse. Et parce que notre évaluation sera juste, notre connaissance du produit le sera tout autant. Sans un matériel de qualité et des techniques adaptées, on ne peut se donner les moyens d’honorer un vin, afin qu’il nous offre le meilleur de lui-même.

J’ai conscience que les gens préfèrent les verres qui flattent les vins, mais cela vous trompe ni plus ni moins. L’olfaction charmante vous induit en erreur. Lorsqu’un vin est fermé et que vous le goutez dans un verre qui transformera son parfum, vous ne le percevrez pas tel qu’il est, et ainsi vous ne prendrez pas le temps d’oxygénation nécessaire, ou la décision d’un carafage. Un nez flatteur peut provoquer de grande déception en bouche, pour peu que vous y soyez sensible. C’est terrible de sentir tant d’arômes, de le gouter et de se dire, ah ? c’est ça…

D’autre part, un nez flatteur n’a rien  à voir avec la qualité d’un vin, mais plus avec l’état du vin, à savoir s’il est ouvert ou fermé, en train d’évoluer ou non…Je rappelle que ce sont ces éléments qui permettent de connaître et de comprendre un vin dans la durée.


Tout ça pour dire qu’en ce qui me concerne, j’utilise l’Authentis n°2 de Spiegelau, pour tous les vins et je dis bien tous. Après de nombreux tests de comparaison, je l’ai adopté et je ne suis pas prête d’en changer. Cela simplifie tout d’avoir un verre fiable et adapté à tous les vins. Il les respecte et ne les modifie pas, ainsi le vin ne peut pas tricher. Au début, je goutais les vins, et je me disais c’est terrible, ça ne vaut pas ou plus ce que ma mémoire avait conservé. Puis j’ai re-gouté encore et encore, des vins différents ou le même vin, et j’ai constaté que lorsqu’un vin était vraiment prêt à boire ces verres ne mentaient pas, et que si la perception était faible, c’est que cela exigeait soit de l’attente pour le consommer, soit un grand besoin d’oxygénation. Ainsi en faisant confiance à son matériel lorsque l’on manque d’atouts personnels dans la connaissance des vins et bien on ne se trompe plus en se reposant sur le verre.

 

 

Ne me croyez pas sur parole, faites des expériences par vous-même, amusez vous, prenez un vin et servez le dans 5 verres différents, vous verrez c’est amusant de constater toutes les différences.

Le but du blog n’est pas de vendre, ceci-dit, on ne trouve pas ces verres partout, donc si vous souhaitiez vous refaire un service, contactez-moi, à l’unité ce verre est à 10€ ttc, mais je le propose sous forme de coffret 4 verres à 35€ ttc. Vous trouverez tous les détails sur mon site professionnel www.labivin-service.fr

 Bon week end et bonne dégustation à tous !

par Emisommeliere publié dans : Comment consommons-nous le vin? communauté : Liaisons Oenophiles
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Mardi 22 avril 2008


Je ne sais pas si on demande souvent aux œnologues s’ils sont sommelier, par contre le sommelier lui est souvent confondu avec l’œnologue…                          
 

On pourrait penser que cette confusion provient principalement des particuliers, mais elle se vérifie également dans le milieu professionnel.

 

Certains œnologues deviennent sommelier, mais rare sont les sommeliers qui peuvent devenir œnologue.

Vous allez comprendre pourquoi….

 

L’œnologue évolue majoritairement dans les domaines viticoles, caves coopératives et laboratoires, tandis que le sommelier est issu de la restauration, dite gastronomique.

 

L’œnologue est à l’origine du vin :

Il participe aux choix influents sur la viticulture, il a en charge toute la réalisation d’un vin depuis la vigne, jusqu’à la mise en bouteille. Il détermine si le raisin est près à être vendangé, il sélectionne les matériels et équipements requis à la vinification du vin. Il décide des techniques à utiliser, des soins à apporter, des moyens et durées d’élevages. Une fois le vin embouteillé, il peut assurer la communication et la commercialisation des vins. Son cursus de formation est scientifique, biologique et chimique, son niveau d’études est élevé.

 

Le sommelier est le titre d’un poste en restauration. Il concerne la personne en charge des vins dans un restaurant. Son cœur de métier est avant tout le service, mais spécialisé dans le vin.
Il est un spécialiste du vin, « produit fini ». D’une manière générale, ses connaissances sont au minimum nationales et peuvent être étendues à l’international, si son expérience professionnelle lui a permis de les acquérir.
Il a des notions d’œnologie, qu’il utilise pour la dégustation et la sélection des vins, ainsi que pour la communication et la commercialisation de ces derniers. Au-delà de son rôle de conseiller auprès de la clientèle, il doit suffisamment connaître ses produits, pour assurer la gestion et le suivi de la cave.

 

La sommellerie est un service de luxe, les écoles de formation nous préparent à intégrer des établissements gastronomiques. De nos jours, de nombreux établissements ont de moins en moins les moyens d’assurer ce service haut de gamme. Soit le personnel n’est plus qualifié et est polyvalent, soit ils ferment ce service. De nombreux sommeliers, ne trouvant plus de postes à pourvoir, se sont reconvertis en tant que caviste (commerce de proximité) ou commercial pour les domaines viticoles. Ils s’expatrient à l’étranger, ce métier étant davantage reconnu en dehors de nos frontières.  D’autres encore ont créé des bars ou bistrots à vins.

 


Cette spécialité forme plus ou moins autant de sommeliers qu’auparavant sauf qu’il y a de moins en moins de postes en restauration, et que sur le marché des métiers liés aux vins, nous sommes en concurrence direct avec les œnologues.


Comme vous avez pu le constater, nos connaissances sont différentes mais néanmoins complémentaires.


En dehors d’un restaurant, l’œnologue a une meilleure réputation que le sommelier. Et globalement le terme d'oenologue est plus démocratique que celui de sommelier, d'où peut être cette éternelle confusion.

 


Grâce aux études œnologiques, plus besoin d’être vigneron pour avoir un domaine viticole, puisqu’il suffit d’embaucher un œnologue. Aujourd’hui, certains vigneron-œnologues sont plus proches des hommes en blouse blanche, que de la terre.
Est-ce l’évolution souhaitée ? ça se discute…

 

Tous deux, nous portons un titre qui a une signification en rapport avec le lieu et la manière dont nous exerçons notre métier. Dés que nous en sortons, nos titres perdent tous leurs sens, mais nous restons des acteurs du monde viticole... Passionnés, j'espère...



Bonne fin de journée 

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Jeudi 17 avril 2008

Aujourd'hui je vais participer à un petit débat dont le thème est :
Le vin est-il un effet de mode ?


Le vin globalement, non, je ne pense pas que cela soit un effet de mode, par contre y-a-t-il des modes dans le vin ? ça oui, j'en suis certaine...

Il y a une vingtaine d'années, les vins étrangers du Nouveau Monde, prenant de très sérieuses parts de marché à l'international, ont réussi à impressionner suffisamment nos vignerons français, pour leur faire croire que l'évolution, c'était de produire des vins aux arômes très boisés.
Nos chers vignerons se sont empressés d'investir dans des fûts neufs afin de répondre à la tendance internationale. Une petite dizaine d'années plus tard, ces derniers ont pris conscience de leur erreur pour faire machine arrière et ils commencent seulement aujourd'hui à pouvoir souffler un peu...

Aujourd'hui, le vin technologique, standardisé est  aussi une mode...

Mais attention, la nouvelle vague "VIN BIO" déferle en France, et voilà que c'est reparti pour un tour, ces mêmes vignerons, se disent qu'aujourd'hui pour vendre il faut faire du "bio" alors ils font du "bio", jusqu'à la prochaine tendance.

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que finalement, le consommateur n'a toujours pas les moyens de s'y retrouver, pour la simple et bonne raison, que faire du vin "bio" ne garantit pas la satisfaction olfactive et gustative.

L'esprit et l'image de nous même sont comblés, puisqu'en achetant "bio" on véhicule le fait d'être préoccupé par la nature, l'écologie... Mais lorsque nos papilles n'apprécie pas, zut alors !  quelle déception, lorsque les vins re-fermentent en bouteille et que l'on ne sait ce qui se passe, et que le nez est infecte, ainsi que le goût..
Et bien, il ne nous reste que notre belle image d'avoir acheté "bio", parce que le plaisir; l'émotion, nous ne l'aurons pas rencontré.

Ensuite, on peut cultiver en "bio", et être un mauvais vigneron, après tout si on ne sait pas observé sa vigne, si on vendange trop tôt ou trop tard, si on lui fait produire beaucoup, toutes ces pratiques n'ont aucun lien avec le "bio" ou non et dépendent uniquement du choix du vigneron.

C'est pourquoi, je souhaite vous alerter consommateurs ! Le "bio" dans le vin a toujours existé, et ce n'est pas parce qu'aujourd'hui les publicitaires vous le vendent à tour de bras que tout dans le "bio" est bon, bon pour soi, bon à consommer, c'est avant tout un argument commercial, qui permet de vendre les produits, et de les vendre parfois plus cher.

Il y a des vignerons qui font du "bio" depuis des années et ne le revendiquent pas, il y a ceux qui font de la Biodynamie, souvent confondu avec le "bio" estampillé AB, et qui le revendiquent ou non, il y a ceux qui disent faire du "BIO" et qui ne le font pas vraiment...

Sincèrement, quand des vignes ont été cultivées pendant des années avec des soins chimiques, et qu'aujourd'hui le vin est labellisé "BIO", imaginez vous que le sol est sain, que les racines des vignes n'ont plus de traces, que les nappes phréatiques sont propres ? Oui, aujourd'hui le vin est  produit en "bio", mais la réalité se discute.

Je connais de nombreux vignerons, qui travaillent en "bio" ou en culture raisonnée et qui ne le mettent pas en avant. Lorsque cette tendance s'est manifestée, très sponatnément, je leur ai demandé pourquoi ils ne se servaient pas de cette mention pour valoriser leurs produits, et très simplement ils m'ont répondu, qu'ils faisaient le vin qui leur permettait d'être en accord avec eux même, que le produit était à leur yeux de qualité, que quoiqu'ils fassent, il ne pourra jamais plaire à tout le monde et qu'ils vendaient déjà. Et ils vendent leur vin parce que leur travail les récompense et non parce qu'ils se reposent sur un mot  : le "bio".
Acheter un produit parce qu'il est "bio", c'est le réduire à cette unique qualité, par contre reconnaitre un produit dans son entièreté au delà d'une mention, est beaucoup plus valorisant.
On aime ce produit avant tout parce qu'il nous correspond, et si en plus le vigneron respecte la nature parce que c'est une notion qui lui est chère et bien tant mieux, c'est la cerise sur le gâteau!

Mon avis n'a pas pour but de vous dire ce qui est bien ou ce qui est mal, mais je suis assez agacée, de constater à quel point les gens sont influençables et s'oublient eux-mêmes.

Nous parlons toujours de la qualité d'un vin, mais la notion de qualité est directement liée aux goûts, et ces derniers ne se discutent pas, notre sensibilité propre peut apprécier toutes sortes de produits, et si quelqu'un venait à juger de ceux que vous aimez, cela signifierait que l'on peut vous dire si vous avez  "bon" ou "mauvais" goût et en cela c'est dommage, chacun a le droit d'avoir ces propres ressentis au delà de règles, de normes...

J'en profite pour faire un petit clin d'oeil aux vins médaillés...
Lorsque nous voyons qu'un vin a été médaillé, naturellement nous pensons qu'il est meilleur qu'un vin qui ne l'est pas, mais ayez à l'esprit qu'il fût le meilleur, jugé auprès d'un groupe de personnes, dont la majorité a estimé ce choix, et sur une sélection unique. Les vins médaillés ne sont pas comparés et récompensés en fonction de tous les vins existants, ils le sont en fonction des vins qui ont participé au concours, ce sont les vignerons qui choisissent d'y participer ou non, donc un vigneron qui produit un vin très qualitatif mais qui n'aura pas participé au concours, n'a aucune chance de gagner puisqu'il n'a pas joué...  
Mais peut être est il en rayon juste à coté de celui qui a été médaillé.

Toutes ces pratiques, dont on pourrait croire qu'elles ont pour but d'aider le consommateur à s'y retrouver, n'ont en fait pour seul résultat de vendre... Ensuite si le produit vous a plu tant mieux, mais ce n'est pas garantit.



Pour ceux qui souhaiterait en savoir plus sur la Biodynamie, auquelle j'adhère
vous pouvez lire :

Le vin, la vigne et la Biodynamie, de Nicolas Joly
Viticulteur en Biodynamie, sur l'AOC Savennières, dans la région Loire
http://www.coulee-de-serrant.com/

Pour trouver d'autres viticulteurs en Biodynamie,
allez sur le site :
http://www.biodynamy.com/

à bientôt...

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Lundi 14 avril 2008

Vin mousseux ou pétillant, quelles dénominations étranges...
Limite nous nous demandons mais qu’est ce ?
Du Champagne, bien sur mais aussi tous les Crémants de France.
« Crémant », est l’une des appellations données aux vins mousseux, issus des autres régions que de la Champagne, à l'exception du Crémant de Champagne.
Le Champagne a une renommée internationale, qui lui assure une régularité de ses ventes, malheureusement, qu’il soit de qualité ou non, ça part comme des petits pains.
Par contre les crémants, eux, ne jouissent pas de la même réputation, et il semblerait même qu’ils soient trop souvent assimilés à une image de « petits vins, peu chers ».
Les producteurs de Crémant doivent redoubler d’efforts, s’ils souhaitent que leurs produits soient reconnus, auprès des revendeurs et du grand public.
Une des principales raisons de leur manque de succès, c’est l’ignorance.
On ne sait ce que c’est, on ne sait ce qui les différencie des Champagnes, quand ce n’est pas cher, c’est en effet rarement inoubliable et quand c’est un peu plus cher, on a tendance à se dire que pour ce prix-là peut être que mieux vaudrait prendre du Champagne…
Finalement, quand nous créons-nous des occasions de faire ce genre d’expériences ?





  REGION

AOC

carte

PARTICULARITES

  Vallée de la Loire

Crémant de Loire

Anjou Mousseux

Saumur Mousseux

Saumur Pétillant

Touraine Pétillant ou Mousseux

 

Vouvray Pétillant ou Mousseux

Montlouis Pétillant
ou Mousseux

(1)

(9)

(10)

 

(11)

 

(12)

 

Blanc et rosé

Blanc et rosé

Blanc et rosé

Uniquement en blanc

Blanc, rouge et rosé. Le rouge est

issu à 100% de cabernet franc.

Uniquement en blanc

Uniquement en blanc

 

  Champagne

 

Champagne

 

(16)

 

Blanc et rosé

 

  Bourgogne

 

Crémant de Bourgogne

Bourgogne Mousseux

 

(2)

 

 

Blanc et rosé

Rouge uniquement

 

  Alsace

 

Crémant d’Alsace

 

(3)