Sondage Vin

La participation doit être volontaire et spontanée, assurez vous d'avoir répondu à toutes les questions avant de valider votre participation, Merci cliquez :
http://www.labivin-service.fr/comment-consommez-vous-le-vin.html

Si vous connaissez d'autres consommateurs de vins,
Faites passer l'info ! 
Le sondage comporte 50 questions, il dure environ 15 minutes en prenant son temps.
En ligne pour une durée indéterminée.

Le 1er sondage a été saboté, lire :
http://labivin.over-blog.com/pages/Coup_de_gueule__Sabotage_du_sondage_-426775.html
Lien du 1er sondage pour lire les résultats:  http://www.labivin-service.fr/etude_vins.html

Qui suis-je ?

  • : 05/02/2008
  • : Emilie, Sommelière à votre service
  • : Jeune Sommelière soucieuse de la situation du Vin en France, je me pose de nombreuses questions dont je souhaite débattre avec vous afin de trouver des réponses... Grâce au blog, j'espère me rapprocher de tous les acteurs du vin, que ce soit les consommateurs amateurs ou experts, les vignerons et professionnels du vin...
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Une question Vin ???...

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Samedi 17 mai 2008

J'avais déjà fait un petit peu de prévention contre les danger de l'alcool pour les consommateurs, en les informant des volumes et de la régularité de consommation à éviter pour ne pas prendre le risque de créer une dépendance à l'alcool.  Voir l'article "Le vin = Alcool". 
Mais hier on m'a posé une question qui m'a fait réagir et du coup j'avais envie d'avoir une pensée très spéciale... Mais quelle est cette question?  j'y viens.

On m' a demandé de quelle manière éviter et prévenir l'alcoolisme pour les maîtres de chai ou oenologues qui goutent de nombreux vins lors des vinifications et des élevages, pour les suivis, traitements, assemblages et autres... Et je n'ai pas de réponse à cela bien évidemment. J'ai émis la possibilité qu'il y ait une forme de "dépistage" de l'alcoolisme pour les professions qui touchent de près ou de loin à l'alcool mais est ce réalisable, je ne sais pas...bref.

Toujours est-il que nous parlons toujours de prévention pour les consommateurs et nous oublions souvent que les premiers touchés par l'alcoolisme sont les gens qui travaillent avec l'alcool. Les patrons de bars, les barmans, les commerciaux, les sommeliers, les vignerons, les oenologues....Nous goutons régulièrement pour différentes raisons, éventuellement nous apprécions l'alcool, donc nous avons les produits, les occasions et les "excuses" pour consommer. Aussi, si nous ne nous responsabilisons pas, la porte est grande ouverte à la naissance de la dépendance à l'alcool.

En ce qui me concerne, je n'aime pas l'alcool, donc je n'y trouve pas de plaisir et par conséquent je n'ai pas de tentation puisque ce n'est pas quelque chose d'agréable pour moi, mais pour ceux qui aiment son goût et les sensations qu'il provoque, la tentation est très forte et quand on prend du plaisir à cela pourquoi se le refuser ?
Cette étape franchit, tout peut arriver...
Je suis issue de la restauration, j'ai eu des patrons, des collègues alcooliques, j'ai des connaissances de vignerons qui le sont, ainsi que des rencontres amicales (oenologues), j'ai aussi rencontré des commerciaux qui goutaient des vins partout où ils passaient, ils finissaient leur journée dans un drôle d'état...bref on y pense pas toujours mais travailler près de l'alcool est une profession à risque, parce que la nature humaine peut être faible et que l'ivresse au début est si douce, on s'y perd, on s'y oublie et certains rêvent d'y rester pour toujours, sauf que ce n'est pas la réalité, ce n'est pas la vraie vie au contraire c'est l'enfer pour soi et pour ceux qui nous aiment et nous voient nous détruire à petit feu....
D'autre part, on a tendance à croire que l'alcoolisme se soigne mais ce n'est pas le cas.

Je voudrais rappeler aux établissements qui servent de l'alcool que l'on ne doit pas servir de l'alcool à quelqu'un qui est déjà en état d'ivresse, notre rôle n'est pas que de vendre, respecter un être humain et lui vouloir du bien serait une bonne chose, pousser à la consommation c'est enfreindre la loi et c'est aider quelqu'un à se détruire, soyons plus responsable et responsabilisons les consommateurs également !

Ces questions sérieuses ne sont que peu évoquées avec le vin, on dit souvent c'est du vin, pas de l'alcool, mais si c'est de l'alcool et c'est important d'avoir conscience des risques que l'on encoure face à une mauvaise consommation. C'est important aussi de ne pas inciter constamment à la consommation...

Sujet un peu dur pour le week end mais nécessaire !

Consommez avec modération !
par Emisommeliere publié dans : Règlementation des Vins communauté : Liaisons Oenophiles
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Mercredi 2 avril 2008


En France, de nombreux éléments définissent une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée).
Ces éléments sont définis par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine Contrôlée).
Pour chaque région, la législation diffère plus ou moins pour définir les AOC, c’est pourquoi malgré le fait de savoir lire une étiquette, pour chaque région nous ne retrouvons pas forcément les mêmes informations.
Ce qui définit une AOC, c’est en premier lieu, la situation géographique sur une région mais également dans cette région. Par rapport à une sous-région, à une ou des communes, une zone de production est déterminée et délimitée par l’INAO.
Sur cette aire, l’INAO va ensuite préciser, les cépages autorisés en culture pour la fabrication de cette AOC, ainsi que le rendement des cépages et éventuellement, des règles de vinifications et d’élevages, plus ou moins contraignantes.
Rappel : le cépage est une variété de raisins.
L’indice du rendement se mesure en hectolitre pas hectare (hl/ha).

Il  existe plusieurs familles de vins en France, les VQPRD (Vins de Qualité Produit dans une région déterminée) soit les AOC et les AOVDQS (Appellation d’Origine de Vin de Qualité Supérieure), les VDP (Vin de Pays) et les vins de table.
Ceux que nous connaissons le plus, et qui représentent la meilleure qualité sont les AOC. Les AOVDQS sont rares, ensuite nous rencontrons régulièrement les VDP qui peuvent être très qualitatifs, ces derniers peuvent correspondre à une dénomination de zone (ex : Vin de Pays des coteaux Varois), une dénomination départementale (Vin de Pays Corse, du Jura, de la Moselle) ou régionale tel que les Vins de Pays d’Oc.


Pour les Appellation d’origine, les mentions obligatoires qui doivent apparaître sur l’étiquette sont :

Le nom de l’appellation
Le volume net (à l’emballage)
Le titre alcoométrique
La raison sociale ou nom de la société
L’adresse de l’embouteilleur ou conditionneur
Le nom du pays d’origine
Depuis peu, les vignerons ont l’obligation de noter la mention « contient des sulfites », ainsi que le pictogramme « interdit », déconseillé aux femmes enceintes.  


Le Millésime :
Contrairement à ce que l’on pense, faire apparaître le millésime n’est pas une obligation légale, aussi lorsqu’il est inscrit, cela veut dire que le vin est issu à 100% de la vendange de l’année affichée et si le millésime n’est pas précisé, il est possible que le vin soit issu d’un assemblage de plusieurs millésimes, comme cela se fait sur les Champagnes Brut Sans Année (BSA)



Région Champagne, une exception...  

Les Champagnes sont dispensés de la mention AOC, par définition leur AOC correspond au nom de leur région, d’autre part c’est la seule région autorisée à être commercialisée sous le nom d’une Marque de maison (Deutz, Krüg, Jacquesson…).
Vous pouvez trouver sur l’étiquette une mention correspondant à la catégorie du producteur soit :
RM : récoltant manipulant, c’est le vigneron qui élabore son Champagne et sa marque.
NM : négociant manipulant, marque principale appartenant à un négociant manipulant.
CM : coopérative de manipulation, plusieurs vignerons élaborent un champagne collectivement.
MA : marque auxiliaire ou marque d’acheteur, c’est une marque secondaire.
Si vous lisez la mention R.D, cela signifie Récemment Dégorgé
Autres spécificités de la Champagne : Blanc de Blancs, c'est un Champagne issu uniquement de raisins blancs, cépage Chardonnay, Blanc de Noirs, Champagne issu uniquement de raisins noirs, cépages Pinot Noir, Pinot Meunier.



Petits repères pour s’y retrouver


Le plus simple…


En Alsace : 

Toutes les appellations AOC sont régionales, suivies du nom du cépage utilisé. Voir l’article «Les vins blancs commercialisés sous le nom de leur cépage », sauf le Klevener de Heiligenstein (cépage savagnin rosé) et l’Edelzwicker qui le seul vin d’assemblage d’Alsace.
Vous pouvez trouver les mentions : Vendange Tardive (V.T) et Sélection de Grains Nobles (S.G.N) qui correspondent à des Vins Naturellement Doux, soit vins moelleux pour les V.T et vin liquoreux pour les S.G.N., ces mentions ainsi que l'appellation Alsace Grand Cru ne sont autorisées que pour les cépages Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris et Muscat.

Etiquette Domaine Réné Muré :   http://www.mure.com/index2.htm


Ca se corse…

 


 
Dans la Vallée de la Loire, du Rhône, en Bourgogne, en Provence, en Corse, dans le Languedoc-Roussillon, et dans le Sud-Ouest, nous rencontrons principalement des appellations communales, départementales/sous-régionales, et régionales.

Etiquette Domaine Michel Redde et Fils :  
http://www.michel-redde.fr/accueil/






Ensuite, pour chacune de ces régions, il existe toujours quelques exceptions. Grâce aux articles : « Où trouver les vins de cépages en France », « Les vins blancs commercialisés sous le nom de leur cépage » et « Les vins rouges, issus d’un seul cépage », vous pouvez déjà reconnaître tous les vins mono-cépage. Par élimination, tous les autres vins sont des vins d’assemblage.



Etiquette Domaine Château de Beaulieu : http://www.chateaudebeaulieu.net/bienvenue.html





En dehors des AOC, il y a les VDP, qui eux ne sont pas soumis à la même réglementation, c’est pourquoi, dés qu’un vigneron souhaite produire une Cuvée spécifique qui peut être très qualitative, mais qui ne rentre pas dans la législation de l’appellation, cette dernière sera commercialisée sous l’appellation Vin de Pays. Dans ces cas, sans connaître la fabrication du Vin de Pays, ou sans contre-étiquette explicative, il ne nous ait donné aucun moyen de savoir à quoi correspond le vin.


Etiquette Domaine Rimbert  sur St Chinian (la Cuvée Carignator 1er est un 100% Carignan, commercialisé sous l'appellation Vin de Table) à découvrir :
http://www.domainerimbert.com/



Le pire pour moi…


Dans le Bordelais, ce sont les noms de Château (domaine viticole) qui sont classés suivant les appellations régionales (Bordeaux, Bordeaux Supérieur…) sous régionales (Graves, Médoc, Entre-Deux-Mers…), communales (Margaux, Cantenac, St Julien, Pauillac, Pomerol…) par crus, (Grand Cru, Premier Cru, Second Cru classé, Cru Bourgeois…).


J'espère que ces conseils succincts vous aideront...

Bonne journée à Tous !

 

 

 

 

 

par Emisommeliere publié dans : Règlementation des Vins communauté : Liaisons Oenophiles
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Vendredi 15 février 2008

Suite Vu dans Femme Actuelle du 28/01 au 3/02/08 cliquez pour voir l'article

Dans cet article, je vous faisais part des intérrogations nées à la lecture du conseil d'accord mets et vins : "Bourgogne blanc 2006, Les Sétilles du Domaine d'Olivier Leflaive, avec du chou farci"

Mon séjour en Bourgogne (du 10 au 12/02/08), a répondu à ma première question, qui était :
Pourquoi un vigneron utiliserait des raisins de Puligny-Montrachet et Meursault pour mettre dans un vin d'appellation régionale Bourgogne?

Rappelons que je suis Sommelière, mais je ne veux pas le crier trop fort parce que j'ai l'impression de m'être mélangée les pinceaux toute seule.
Je m'explique...

A la lecture de l'article j'avais compris, ou plutôt imaginé que les raisins issus des communes de Puligny-Montrachet et Meursault, étaient les raisins utilisés pour les vins des Appellations (AOC communale) Puligny-Montrachet et Meursault.
Entre nous je pense que c'est bien et bien ce que voulait induire l'article, pour apporter une plus value au "Bourgogne 2006, Les Sétilles d'Olivier Leflaive", mais ce n'est pas le cas.

Ce que je vais vous dire, je l'ai appris il y a quelques jours, jamais auparavant que ce soit dans mes cours ou lors de manifestations professionnelles je n'aurais pu deviner, ou comprendre ce que je vais vous dire. Et dieu sait que c'est simple présenter ainsi....bref

La réponse est :
En bourgogne, ce qui détermine les appellations régionnales, communales, communales 1er cru et grand cru, c'est la situation géographique des parcelles de vignes.

J'ai cherché une carte qui pourrait parler d'elle-même, mais malheureusement elles ne refletent pas ce que je veux expliquer. 
Je vais essayer de le faire avec des mots, vous me pardonnerez si ce n'est pas clair.

Imaginez une colline, au pied de la colline vous avez la plaine, sur la colline vous avez des coteaux puis vient le sommet. 
Donc vous visualisez votre colline, toutes les parcelles cultivées en plaine sont destinées à l'appellation régionale Bourgogne, ensuite en bas des coteaux viennent les appellations communales (Puligny-Montrachet, Meursault ...) sur les coteaux médiums de la colline, nous trouvons les appellations communales 1er Cru, puis Grand Cru. Ensuite en remontant, on peut retrouver quelques appellations communales, puis apparaissent les appellations régionales des Hautes-Côtes, par exemple Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits. Après cette appellation, il reste encore quelques terres non cultivées avant d'être sur le sommet réellement.

Lorsqu'on est sur place, on voit très bien la découpe des parcelles, mais en bas des vignes, il n'y a pas de panneaux avec un plan qui dit appellation régionale, communale, Grand Cru.... 
Donc on constate les emplacements, mais on ne comprend pas la répartition. 

Et je n'en reviens pas de n'avoir compris cela que maintenant !  
Pour dire à quel point certaines informations nous semblent bien inutiles au quotidien, sauf quand on lit un article de presse anodin a priori, mais qui a enclenché chez moi toute une réflexion.

Oups ! Est ce que vous avez fait le lien avec ma question de départ et l'explication qui a suivi ?
Et bien les raisins du "Bourgogne 2006, Les Sétilles d'Olivier Leflaive" sont bien issus des communes de Puligny-Montrachet et Meursault, sauf qu'ils sont cultivés en plaine, donc ce ne sont pas les raisins destinés aux appellations des ces 2 communes.
Si j'avais bien écouté et compris mes cours sur la règlementation des vins en Bourgogne, j'aurai pu vous informer directement de la réponse, au lieu de me poser cette question...

Je n'ai pas eu l'occasion de goûter ce vin lors de mon séjour, donc dans l'immédiat je ne peux répondre à la 2 ème question que j'avais soulevée, mais j'ai un ami du secteur, qui professe chez Olivier Leflaive qui doit venir la semaine prochaine en région parisienne et peut être pourra-t-il m'apporter une bouteille afin de la déguster.
Affaire à suivre...


à bientôt

par Emisommeliere publié dans : Règlementation des Vins communauté : Liaisons Oenophiles
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