Sondage Vin

La participation doit être volontaire et spontanée, assurez vous d'avoir répondu à toutes les questions avant de valider votre participation, Merci cliquez :
http://www.labivin-service.fr/comment-consommez-vous-le-vin.html

Si vous connaissez d'autres consommateurs de vins,
Faites passer l'info ! 
Le sondage comporte 50 questions, il dure environ 15 minutes en prenant son temps.
En ligne pour une durée indéterminée.

Le 1er sondage a été saboté, lire :
http://labivin.over-blog.com/pages/Coup_de_gueule__Sabotage_du_sondage_-426775.html
Lien du 1er sondage pour lire les résultats:  http://www.labivin-service.fr/etude_vins.html

Qui suis-je ?

  • : 05/02/2008
  • : Emilie, Sommelière à votre service
  • : Jeune Sommelière soucieuse de la situation du Vin en France, je me pose de nombreuses questions dont je souhaite débattre avec vous afin de trouver des réponses... Grâce au blog, j'espère me rapprocher de tous les acteurs du vin, que ce soit les consommateurs amateurs ou experts, les vignerons et professionnels du vin...
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Mercredi 30 avril 2008


Aujourd’hui comment se constituer une cave à vins en sachant que les vins ne se gardent plus ?


Avant, la règle était simple, les vins étaient imbuvables dans leur jeunesse donc avoir une cave de conservation et oublier les bouteilles quelques années se faisaient naturellement. Il n’y avait pas particulièrement de prise de risques puisque la majeure partie des vins rentraient dans cette catégorie.

Puis l’évolution a fait son œuvre, et petit à petit, les vins imbuvables dans leur jeunesse, furent de plus en plus tôt accessibles à la consommation, parce que les intermédiaires du vin ne pouvaient immobiliser trop longtemps les bouteilles, avant de les proposer à la consommation. Cela leur coutait très cher, et cela pouvait fragiliser très sérieusement leur entreprise.

Les distributeurs de vins, quels qu’ils soient, ont eu envie comme dans n’importe quel secteur d’activité de profiter de la gestion des stocks en flux tendu.
Avant, cela n’existait pas donc on faisait comme on pouvait, avec les contraintes inhérentes à l’époque.
Mais à partir du moment, où les distributeurs refusèrent de stocker de manière automatique, et pour une certaine durée les vins, les vignerons se retrouvèrent avec des surplus de stocks qu’ils ne pouvaient assumer, pour la survie de leur domaine. C’est pourquoi les vignerons, ne pouvant conserver plusieurs millésimes pendant de longues périodes, se mirent à fabriquer des vins à consommer plus jeunes, plus prêts à boire, plus accessibles aux consommateurs, dans le but d’écouler rapidement la totalité de leurs stocks.


Ces vins n’ayant plus besoin d’être conservés aussi longtemps qu’avant, répondaient à la demande des intermédiaires du vin.

Un vin qui est manipulé par la main de l’homme pour être bu plus tôt, manquera par conséquent des éléments, de la structure lui permettant de durer dans le temps. S’il n’a plus ce qu’il faut pour vieillir, ce n’est plus un vin de garde.

Et oui tout le problème était là, c’est que les vins de gardes étaient imbuvables dans leur jeunesse, mais ce n’est pas pour cela que ce n’était pas un vin qualitatif, bien au contraire, ce sont les vins qui nous offraient le plus de complexité, de finesse, de subtilité, d’émotions… à condition de les attendre.


Les intermédiaires en proposant des vins trop jeunes à boire, ont créé l’ignorance des gens. Il est évident que l’on ne peut pas apprécier un vin imbuvable sans savoir pourquoi il est imbuvable. L’est il parce qu’il est mauvais ou l’est il parce que nous manquons de compréhension. Si on vous présentait ce même vin à son apogée, peut être vous aurait on donné les moyens de comprendre pourquoi les vins de garde ont un intérêt certain. Ils nous offrent des expériences uniques, et les vins jeunes ne nous offrent rien bien souvent. On leur a tout enlevé jusqu'à leur âme, pour que l’on puisse les consommer jeune.



Alors avant la difficulté était de trouver des vins prêts à boire, aujourd’hui c’est l’inverse où trouver des vins de garde, et si on ne les trouve pas, comment se constituer une cave.


Avant un vin de garde c’était au minimum 20 ans d'attente jusqu'à 70 voire 80 ans, aujourd’hui pour les vins que l’on garde plus de 10 ans, on prend des risques, je vous l’assure. De nombreux vins autrefois très structurés, se fondent en 6 ou 8 ans, donc après cette durée, ils déclinent… Alors on attend les vins moins longtemps, je suis d’accord, mais on a moins de plaisir et d’émotions aussi. Les vins aujourd’hui sont si fades, si tristes…


Je vous dis ça parce que j’ai eu l’occasion de goûter des vins d’avant 1930, qui m’ont chamboulé, que j’ai trouvé extraordinaire, que je n’aurai même pas soupçonné…Et je sais que ce genre d’expérience n’est pas possible pour tout le monde, mais une fois que l’on sait que ce genre de moment peut exister grâce au vin, je vous promets, que l’on ne rêve plus que de cela, que l’on ne peut envisager la vie sans refaire ce genre d’expérience, parce qu’on a la sensation d’avoir touché à une partie du divin…


Les vins qui ont vieilli donnent tellement plus que les vins standardisés, ou technologiques d’aujourd’hui, que je me dis : si les gens savaient, ils ne consommeraient pas ainsi, ils ne tuerait pas le savoir, et le vin français, parce qu’ils soutiendraient les vignerons pour conserver un minimum de tradition.

Avant de faire ces expériences, j'étais comme vous, je voulais des vins prêts à boire, et du jour où j'ai compris pourquoi certains vins ne me plaisaient pas et que ce n'étaient pas dû à des défauts mais à un autre but de consommation tout simplement, et bien cela a changé ma vision du vin.

C'est une peu pareil que d'acheter un pull, préférons nous nous acheter 3 pulls de mauvaise qualité, made in china, mais que l'on a immédiatement en notre possession, ou préférons nous économiser quelques mois pour nous acheter un pull en cachemire fabriqué en France qui durera très longtemps ? Je pense que vous m'avez compris je ne vais pas vous donner dix milles exemples...

Les vins de garde c'étaient l'excellence, mais on en trouve plus parce que personne ne veut les attendre...
Nous perdons notre savoir, puisque si personne continue de faire ces expériences, personnes ne les partagera avec son prochain, et la communauté oubliera petit à petit qu'il existait d'autres choses.
Pourquoi ne pourrait il pas y avoir de la place pour tous ?

En tout cas pour ceux qui ont une cave, j'espère que vous la suivez très régulièrement, parce que oublier des bouteilles avant, n'était pas grave, de nombreuses bouteilles pouvaient nous surprendre agréablement, aujourd'hui l'évolution des vins est si rapide qu'on peut vite louper l'apogée. Après quoi, nous serons déçus, d'avoir investi et attendu, pour un tel résultat.

J'espère n'avoir choqué personne, c'est important d'avoir conscience de l'évolution des vins, parce que le vin est vivant, enfin il l'était, désormais cette notion se discute....

J'aimerai que vous sachiez qu'il n'y a pas de règles, un grand domaine ou un petit domaine ne garantit rien d'un point de vue global, il faut connaître au cas par cas.

Aujourd'hui un des rares domaines, dont les vins blancs et rouges se conservent assez bien, mais il faut se faire conseiller parce que toute leur gamme ne rentre pas dans la catégorie des vins de garde, c'est le domaine Bouchard Père et Fils : http://www.bouchard-pereetfils.com/
En rouge, j'aime beaucoup leur Beaune 1er Cru les Grèves,  "les vignes de l'enfant de Jésus"...

 

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Mardi 22 avril 2008


Je ne sais pas si on demande souvent aux œnologues s’ils sont sommelier, par contre le sommelier lui est souvent confondu avec l’œnologue…                          
 

On pourrait penser que cette confusion provient principalement des particuliers, mais elle se vérifie également dans le milieu professionnel.

 

Certains œnologues deviennent sommelier, mais rare sont les sommeliers qui peuvent devenir œnologue.

Vous allez comprendre pourquoi….

 

L’œnologue évolue majoritairement dans les domaines viticoles, caves coopératives et laboratoires, tandis que le sommelier est issu de la restauration, dite gastronomique.

 

L’œnologue est à l’origine du vin :

Il participe aux choix influents sur la viticulture, il a en charge toute la réalisation d’un vin depuis la vigne, jusqu’à la mise en bouteille. Il détermine si le raisin est près à être vendangé, il sélectionne les matériels et équipements requis à la vinification du vin. Il décide des techniques à utiliser, des soins à apporter, des moyens et durées d’élevages. Une fois le vin embouteillé, il peut assurer la communication et la commercialisation des vins. Son cursus de formation est scientifique, biologique et chimique, son niveau d’études est élevé.

 

Le sommelier est le titre d’un poste en restauration. Il concerne la personne en charge des vins dans un restaurant. Son cœur de métier est avant tout le service, mais spécialisé dans le vin.
Il est un spécialiste du vin, « produit fini ». D’une manière générale, ses connaissances sont au minimum nationales et peuvent être étendues à l’international, si son expérience professionnelle lui a permis de les acquérir.
Il a des notions d’œnologie, qu’il utilise pour la dégustation et la sélection des vins, ainsi que pour la communication et la commercialisation de ces derniers. Au-delà de son rôle de conseiller auprès de la clientèle, il doit suffisamment connaître ses produits, pour assurer la gestion et le suivi de la cave.

 

La sommellerie est un service de luxe, les écoles de formation nous préparent à intégrer des établissements gastronomiques. De nos jours, de nombreux établissements ont de moins en moins les moyens d’assurer ce service haut de gamme. Soit le personnel n’est plus qualifié et est polyvalent, soit ils ferment ce service. De nombreux sommeliers, ne trouvant plus de postes à pourvoir, se sont reconvertis en tant que caviste (commerce de proximité) ou commercial pour les domaines viticoles. Ils s’expatrient à l’étranger, ce métier étant davantage reconnu en dehors de nos frontières.  D’autres encore ont créé des bars ou bistrots à vins.

 


Cette spécialité forme plus ou moins autant de sommeliers qu’auparavant sauf qu’il y a de moins en moins de postes en restauration, et que sur le marché des métiers liés aux vins, nous sommes en concurrence direct avec les œnologues.


Comme vous avez pu le constater, nos connaissances sont différentes mais néanmoins complémentaires.


En dehors d’un restaurant, l’œnologue a une meilleure réputation que le sommelier. Et globalement le terme d'oenologue est plus démocratique que celui de sommelier, d'où peut être cette éternelle confusion.

 


Grâce aux études œnologiques, plus besoin d’être vigneron pour avoir un domaine viticole, puisqu’il suffit d’embaucher un œnologue. Aujourd’hui, certains vigneron-œnologues sont plus proches des hommes en blouse blanche, que de la terre.
Est-ce l’évolution souhaitée ? ça se discute…

 

Tous deux, nous portons un titre qui a une signification en rapport avec le lieu et la manière dont nous exerçons notre métier. Dés que nous en sortons, nos titres perdent tous leurs sens, mais nous restons des acteurs du monde viticole... Passionnés, j'espère...



Bonne fin de journée 

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Jeudi 17 avril 2008

Aujourd'hui je vais participer à un petit débat dont le thème est :
Le vin est-il un effet de mode ?


Le vin globalement, non, je ne pense pas que cela soit un effet de mode, par contre y-a-t-il des modes dans le vin ? ça oui, j'en suis certaine...

Il y a une vingtaine d'années, les vins étrangers du Nouveau Monde, prenant de très sérieuses parts de marché à l'international, ont réussi à impressionner suffisamment nos vignerons français, pour leur faire croire que l'évolution, c'était de produire des vins aux arômes très boisés.
Nos chers vignerons se sont empressés d'investir dans des fûts neufs afin de répondre à la tendance internationale. Une petite dizaine d'années plus tard, ces derniers ont pris conscience de leur erreur pour faire machine arrière et ils commencent seulement aujourd'hui à pouvoir souffler un peu...

Aujourd'hui, le vin technologique, standardisé est  aussi une mode...

Mais attention, la nouvelle vague "VIN BIO" déferle en France, et voilà que c'est reparti pour un tour, ces mêmes vignerons, se disent qu'aujourd'hui pour vendre il faut faire du "bio" alors ils font du "bio", jusqu'à la prochaine tendance.

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que finalement, le consommateur n'a toujours pas les moyens de s'y retrouver, pour la simple et bonne raison, que faire du vin "bio" ne garantit pas la satisfaction olfactive et gustative.

L'esprit et l'image de nous même sont comblés, puisqu'en achetant "bio" on véhicule le fait d'être préoccupé par la nature, l'écologie... Mais lorsque nos papilles n'apprécie pas, zut alors !  quelle déception, lorsque les vins re-fermentent en bouteille et que l'on ne sait ce qui se passe, et que le nez est infecte, ainsi que le goût..
Et bien, il ne nous reste que notre belle image d'avoir acheté "bio", parce que le plaisir; l'émotion, nous ne l'aurons pas rencontré.

Ensuite, on peut cultiver en "bio", et être un mauvais vigneron, après tout si on ne sait pas observé sa vigne, si on vendange trop tôt ou trop tard, si on lui fait produire beaucoup, toutes ces pratiques n'ont aucun lien avec le "bio" ou non et dépendent uniquement du choix du vigneron.

C'est pourquoi, je souhaite vous alerter consommateurs ! Le "bio" dans le vin a toujours existé, et ce n'est pas parce qu'aujourd'hui les publicitaires vous le vendent à tour de bras que tout dans le "bio" est bon, bon pour soi, bon à consommer, c'est avant tout un argument commercial, qui permet de vendre les produits, et de les vendre parfois plus cher.

Il y a des vignerons qui font du "bio" depuis des années et ne le revendiquent pas, il y a ceux qui font de la Biodynamie, souvent confondu avec le "bio" estampillé AB, et qui le revendiquent ou non, il y a ceux qui disent faire du "BIO" et qui ne le font pas vraiment...

Sincèrement, quand des vignes ont été cultivées pendant des années avec des soins chimiques, et qu'aujourd'hui le vin est labellisé "BIO", imaginez vous que le sol est sain, que les racines des vignes n'ont plus de traces, que les nappes phréatiques sont propres ? Oui, aujourd'hui le vin est  produit en "bio", mais la réalité se discute.

Je connais de nombreux vignerons, qui travaillent en "bio" ou en culture raisonnée et qui ne le mettent pas en avant. Lorsque cette tendance s'est manifestée, très sponatnément, je leur ai demandé pourquoi ils ne se servaient pas de cette mention pour valoriser leurs produits, et très simplement ils m'ont répondu, qu'ils faisaient le vin qui leur permettait d'être en accord avec eux même, que le produit était à leur yeux de qualité, que quoiqu'ils fassent, il ne pourra jamais plaire à tout le monde et qu'ils vendaient déjà. Et ils vendent leur vin parce que leur travail les récompense et non parce qu'ils se reposent sur un mot  : le "bio".
Acheter un produit parce qu'il est "bio", c'est le réduire à cette unique qualité, par contre reconnaitre un produit dans son entièreté au delà d'une mention, est beaucoup plus valorisant.
On aime ce produit avant tout parce qu'il nous correspond, et si en plus le vigneron respecte la nature parce que c'est une notion qui lui est chère et bien tant mieux, c'est la cerise sur le gâteau!

Mon avis n'a pas pour but de vous dire ce qui est bien ou ce qui est mal, mais je suis assez agacée, de constater à quel point les gens sont influençables et s'oublient eux-mêmes.

Nous parlons toujours de la qualité d'un vin, mais la notion de qualité est directement liée aux goûts, et ces derniers ne se discutent pas, notre sensibilité propre peut apprécier toutes sortes de produits, et si quelqu'un venait à juger de ceux que vous aimez, cela signifierait que l'on peut vous dire si vous avez  "bon" ou "mauvais" goût et en cela c'est dommage, chacun a le droit d'avoir ces propres ressentis au delà de règles, de normes...

J'en profite pour faire un petit clin d'oeil aux vins médaillés...
Lorsque nous voyons qu'un vin a été médaillé, naturellement nous pensons qu'il est meilleur qu'un vin qui ne l'est pas, mais ayez à l'esprit qu'il fût le meilleur, jugé auprès d'un groupe de personnes, dont la majorité a estimé ce choix, et sur une sélection unique. Les vins médaillés ne sont pas comparés et récompensés en fonction de tous les vins existants, ils le sont en fonction des vins qui ont participé au concours, ce sont les vignerons qui choisissent d'y participer ou non, donc un vigneron qui produit un vin très qualitatif mais qui n'aura pas participé au concours, n'a aucune chance de gagner puisqu'il n'a pas joué...  
Mais peut être est il en rayon juste à coté de celui qui a été médaillé.

Toutes ces pratiques, dont on pourrait croire qu'elles ont pour but d'aider le consommateur à s'y retrouver, n'ont en fait pour seul résultat de vendre... Ensuite si le produit vous a plu tant mieux, mais ce n'est pas garantit.



Pour ceux qui souhaiterait en savoir plus sur la Biodynamie, auquelle j'adhère
vous pouvez lire :

Le vin, la vigne et la Biodynamie, de Nicolas Joly
Viticulteur en Biodynamie, sur l'AOC Savennières, dans la région Loire
http://www.coulee-de-serrant.com/

Pour trouver d'autres viticulteurs en Biodynamie,
allez sur le site :
http://www.biodynamy.com/

à bientôt...

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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Mercredi 19 mars 2008


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 Mondovino soulève plusieurs questions…

Faire du vin technologique permet de vendre,

Comment inciter les vignerons à faire des vins de terroir s’ils ne les vendent pas ?

 

Les vins technologiques sont rapidement consommables,

Comment inciter les vignerons à faire des vins de garde, quand plus personne ne veut les attendre ?

 

Les vins technologiques sont techniquement parfaits,

Comment expliquer aux consommateurs qu’un vin de terroir n’est pas techniquement parfait, et que la qualité d’un vin ne se situe pas à ce niveau ?

 

L’aspect gustatif des vins technologiques est accessible  à tous,

Comment expliquer aux vignerons, que rechercher l’unanimité en amputant une partie de soi, au nom des lois du marché, c’est vendre son âme au diable ?

 

Le goût des vins technologiques est infantile,

Comment proposer des vins adultes pour adultes à une société en constante régression, assistée, déresponsabilisée, infantilisée ?

 
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Personnellement, je suis inquiète de l’avenir du vin. 
J’ai l’impression que nous avons perdu une partie de nous-mêmes, je regarde ce qui se passe impuissante. 
Je suis contre les vins technologiques, standardisés au goût globalisé, mais je me rends bien compte qu’un vigneron qui n’aurait pas les moyens de résister aux lois du marché, cède automatiquement à ceux qui ont le pouvoir. Je suis bien placée pour savoir que nager à contre-courant n’est pas chose aisée. Cela exige du courage, de la volonté mais aussi le choix, et parfois la vie ne nous permet pas de choisir en accord avec ce que l’on est profondément. Notre société nous aseptise, nous perdons chaque jour un peu plus de notre individualité, en uniformisant nos goûts, nos besoins, nos rêves… 
Où et quand affirmons-nous notre expression-propre ?

Nous avons tous notre responsabilité envers les conséquences qui se profilent, que l’on soit producteurs, intermédiaires ou consommateurs.


Les vignerons qui font du vin technologique ne l’assument pas comme tel, premier mensonge, les intermédiaires du vin ne les vendent pas comme tel, deuxième mensonge et les consommateurs ne les choisissent pas comme tel, troisième mensonge. Si j’aime les vins technologiques et j’en ai le droit, pourquoi ne puis-je pas parler à un professionnel en lui disant : « conseillez-moi un vin technologique », après tout faut être ouvert !
Mais personne n’en parle, personne ne le crie sur les toits. Alors est ce positif ou non de faire des vins technologiques ?

J’appelle à une prise de conscience, si le monde du vin doit prendre cette direction de manière définitive, pourquoi pas, sans doute la majorité fait loi, mais que chacun assume de nous y emmener surement. Si c’est si bien que ça de faire du vin technologique, pourquoi ne l’affirmons-nous pas ? Pourquoi ne le revendiquons-nous pas ? Pourquoi n’est-ce pas un critère de commercialisation ? Du genre, Goûtez mon vin technologique, je vous garantie la perfection ! Satisfait ou remboursé ! C’est cette incohérence qui me choque, me révolte, les vins technologiques sont une réalité, diffusée à grande échelle et chaque participant nie de participer à cette influence de masse, c’est quand même gonfler non ? Ces producteurs qui font des vins technologiques sont même capables de vous dire qu’ils font du « bio », voire que leurs vins sont des vins de terroirs, c’est fantastique, incroyable même ! 

ko0896n76.jpgAbuser de l’ignorance, que ce soit des acheteurs « intermédiaires » ou acheteurs consommateurs est fort simple, beaucoup plus que de les amener à la connaissance, afin qu’il puisse être autonome, critique, indépendant pour faire leurs choix.

Et en ne dénonçant pas cet état de faits, nous laissons faire et participons tous à notre niveau à la destruction de notre savoir-faire, de notre patrimoine, de notre identité, bientôt nous ne serons plus ce qui fait qu’un vin est français et un notre étranger. Et qui s’en inquiète ? Pourquoi devrions-nous nous en inquiéter d’ailleurs ?

Bref, maintenant c’est à vous de réfléchir, de méditer, que recherchez-vous dans le vin ?, et comment à votre niveau participez-vous ou luttez-vous contre cette propagande ? Mon but n’est pas de vous dire que vous avez tort ou raison, mais plutôt de vous dire, si vous faites ce en quoi vous croyez et bien soit, mais assumez-le consciemment quelque soit le sens dans lequel vous allez !

Essayons de ne pas nous oublier !

par Emisommeliere publié dans : A Méditer... communauté : Liaisons Oenophiles
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